Le cycle de l'histoire...
Nous sommes au début de l'année
1930, et il y a à peine dix ans que Carter a découvert
la tombe de TOUTANKHAMON. La nuit est en train de tomber sur le
site archéologique de Biban-el-Molouk, près de Thèbes.
Se sentant près du but l'archéologue, après
une journée bien riche en émotions, a décidé
d'aller se désaltérer au Club, histoire de reprendre
ses esprits...
Le
vent balaye les sables chauds, comme le temps souffle la mémoire.
Telle une sentinelle de l'éternité, l'archéologue
est le gardien de ce temps qui s'égrène lentement.
Il est la mémoire des peuples et des civilisations. Il est
la « résurrection » de nos ancêtres.
Inlassablement il cherche, il fouille, et parfois, il trouve.
« Sur la fine
poudre grise qui sablait le sol se dessinait très nettement,
avec l'empreinte de l'orteil, des quatre doigts et du calcaneum,
la forme d'un pied humain; le pied du dernier prêtre ou du
dernier ami qui s'était retiré, quinze cents ans avant
Jésus-Christ, après avoir rendu au mort les honneurs
suprêmes.
La poussière, aussi
éternelle en Egypte que le granit, avait moulé ce
pas et le gardait depuis plus de trente siècles, comme les
boues diluviennes durcies, conservent la trace des pieds d'animaux
qui la pétrirent... ».
« L' Egypte ne peut rien faire que d'éternel ».
Et c'est le souffle court, les jambes tremblantes que notre archéologue
arrive jusqu'au sarcophage de la reine TAHOSER.
Est-elle toujours là, enveloppée dans son sommeil
éternel ?
Il souleva le couvercle...
« La roue du temps était sortie
de son ornière » a écrit Sakespeare...
Les citations en italique sont extraites
du "Roman de la momie" de Théophile Gauthier.
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